accumulation hétéroclite du produit de mes petits doigts, de mes coups de coeur, de mes coups de gueule, de mes plaisirs et de mes envies
Vous ne le saviez peut-être pas encore, mais j'ai le coup de gueule facile !
Ce soir, c'est après les "médecins conseils" de la Sécu que j'en ai.
Mon mari est tombé malade le 17 Janvier 2007. Après de vains traitements il a été opéré en Mars 2007. Pas de chance, c'est un boucher qui s'est occupé de lui, les chirurgiens devaient être trop occupés...
Bref, il s'en suit une insensibilité d'une partie du bras, une perte de mobilité (partielle heureusement), et surtout des douleurs atroces (style rages de dents) de l'épaule à la poitrine et jusqu'au coude.
Depuis 2 ans, mon Doudou est donc en arrêt maladie : il est chauffeur-livreur, et ne peut ni conduire ni porter, alors évidemment, dans son job, c'est un peu un handicap !
Le mi-temps thérapeutique ? Refusé par l'entreprise. Le reclassement au sein de l'entreprise ? Impossible dans notre région : il faudrait traverser toute la France.
Je vous passe la "guéguerre" contre l'hopital et les diverses assurances, la nuit ne me suffirait pas à tout raconter !!
Actuellement, mon Doudou a une chambre implantée sous la peau au niveau de la clavicule, plus un deuxième cathéter relié à une pompe (qu'il tente de dissimuler dans les poches de son jean), le tout avec des produits entraînant somnolence, vertiges, j'en passe et des meilleurs...
Aujourd'hui, convocation à la Sécu. Le "médecin conseil" lui demande, alors qu'il a à sa disposition la totalité du dossier médical, où il a mal... Bon, passe encore.
Mais là où ça se "corse", c'est quand il lui dit qu'il vont supprimer les allocations journalières, "parce que vous comprenez monsieur, au bout de 2 ans, ça commence à nous coûter cher !".
Sglup !
"Mais de toutes façons,maintenant vous dépendez du chômage ? Non ?"
Et bien non ! Mon Doudou est toujours en contrat. L'employeur ne veut ni ne peut le licencier, parce qu'il est en invalidité mais pas déclarée permanente, et qu'il ne peut pas licencier un employé simplement parce qu'il est malade... Et la médecine du travail refuse pour l'instant de le déclarer définitivement inapte au poste : ils ne lui accordent qu'une inaptitude temporaire, et refusent la reprise du travail.
On ne va tout de même pas demander un licenciement, ou donner une démission, juste pour faire plaisir à la Sécu et lui coûter moins cher !
Le machin qui portait pompeusement le titre de médecin n'a pas pris la peine d'ausculter mon mari : il est resté le c...l posé sur son fauteuil.
Et, à la fin de l'entretien, quand mon mari lui a expliqué qu'il n'était pas licencié, pas demandeur d'emploi, mais simplement malade et dans l'incapacité pour l'instant de reprendre son poste, il a répondu avec condescendance "Bon ben pour cette fois je laisse passer, mais il faudra que vous trouviez une solution ! Parce que même si l'infirmière passe chez vous tous les 5 jours et même si vous êtes hospitalisé 2 fois par mois, ça n'a jamais empêché personne de travailler !"
Et oui ! Le cadeau bonux "Diplôme de médecin au rabais" avait trouvé preneur !
Et ça m'éneeeeeeeeerve !!!!!