accumulation hétéroclite du produit de mes petits doigts, de mes coups de coeur, de mes coups de gueule, de mes plaisirs et de mes envies
Merci à toutes pour vos encouragements, vos voeux de réussite et vos bonnes ondes pour le concours de mon chéri !
Nous ne saurons pas avant le 20 février si tout ceci a été efficace, mais en attendant, ça fait plaisir !
Difficile d'avoir une idée sur la potentielle réussite : il s'agit en effet d'une épreuve d'argumentation et d'une épreuve de synthèse, donc il est très difficile d'évaluer si on a su faire ou pas.
Le thème de l'épreuve d'argumentation était "Vous semble-t-il possible de rire de personnes affaiblies ? Dans quelle mesure, et dans quelles situations ?"... Sujet intéressant, mais "casse gueule".
Quant à la synthèse, elle portait sur la perception de l'autre en tant que semblable ou différent (je vous la fais courte car c'était un peu plus complexe que ça), avec un des deux textes très philosophico-compliqué !
Bref, quand on sait que mon Doudou n'a pu se préparer que depuis fin Décembre, c'est pas gagné !... Continouons à croiser les doigts !
Merci aussi pour votre grande sollicitude à l'égard de ma très grande flemmingite aigue fatigue ! J'ai un peu honte vis-à-vis de toutes celles qui travaillent dans le privé et n'ont que 5 semaines de congés par an, et je me dis que je n'aurais jamais pu... D'autant qu'il y a des métiers éreintants physiquement, et que certaines ont des horaires de travail difficilement compatibles avec une vie de famille, sans compter le stress du "toujours plus toujours mieux", la crainte du licenciement, etc...
En même temps, même si certains aspects de mon métier font de moi une "privilégiée", je sais que bon nombre de gens ne feraient mon métier pour rien au monde !
Et à propos de certains "privilèges", je me permets d'ouvrir une petite parenthèse pour préciser que nos vacances ne sont pas des congés payés... Et oui ! Comme beaucoup, nous n'avons que 5 semaines de congés payés par an : notre salaire mensuel est donc annualisé ; ce qui fait que lorqu'on fait grève on ne nous enlève pas 1/30ème de notre salaire net, mais 1/30ème de ce que nous toucherions comme salaire s'il n'était pas annualisé. Par exemple, un enseignant qui touche 1500 euros nets par mois perçoit en fait 2100 euros mais sur 9 mois au lieu de 12 et donc une journée de grève lui coûte 70 euros... Voilà pourquoi un certain nombre de collègues ne sont pas grèvistes bien qu'ils soient opposés aux réformes engagées...
Enfin je voulais dire que j'ai choisi le poste de Titulaire Remplaçant que j'occupe cette année. Cependant les règles du jeu énoncées au départ ne sont pas les mêmes que celles qui sont réellement en vigueur : je devais remplacer sur une circonscription, éventuellement sur une zône correspondant à 3 circonscriptions. Dans les faits, je remplace sur la totalité du département. Je devais remplacer uniquement les collègues partis en stage de Formation Continue. Dans la pratique, ces stages ont disparu, faute de moyens en remplacement. Je suis donc amenée à faire des remplacements de congés maladie, congés maternité, etc... Celà pose un double problème : d'abord en ce qui me concerne, puisque je n'ai aucun planning pré-établi de mes remplacements, alors que c'était ce qui était annoncé au départ (je devais savoir pour chaque période de vacances à vacances où j'allais être affectée, ce qui me permettais de prévoir la garde des enfants, le budget essence, etc. Le deuxième problème soulevé est plus grave : la formation continue n'est plus accessible aux enseignants, ou uniquement en dehors du temps scolaire, et là, mine de rien, on est dans le "travailler plus", mais le "pour gagner plus" a disparu miraculeusement... Or la Formation Continue est indispensable dans notre métier : la société dans laquelle vivent les enfants qui nous sont confiés évolue, les attentes des parents, des enfants, évoluent aussi, la disparition annoncée des enseignants spécialisés nous amène à devoir nous occuper de ces élèves "différents", en situation d'échec scolaire, de mésestime de soi et de l'école, de souffrance physique, psychologique, sociale, et l'attitude à adopter ne s'improvise pas. Et puis il y a les nouvelles technologies, les langues vivantes, bref, nous ne sommes pas des puits de science et nous avons aussi besoin d'apprendre pour pouvoir transmettre....
Alors ça plus ça plus ça plus un ou deux microbes par-ci par-là, plus les soucis du quotidiens que nous avons tous à gérer, ça fait un gros ras-le-bol, une fatigue lourde à supporter, et... on coup de gueule de plus ! (Ca faisait longtemps hein ?)
Un petit coup de vacances là-dessus, des petites croix de-ci de-là, vos commentaires toujours sympathiques, et hop, ça repart pour un tour !
Alors encore une fois merci à toutes pour vos petits mots qui redonnent la pêche, pour vos blogs que je visite régulièrement et qui m'émerveillent et me font rire, et merci de me lire (ça c'est pour les courageuses qui sont allées au bout de ce long billet !)
Je reviendrai dans la journée (normalement) avec des photos de mes croix et de vos anges. En attendant je vous embrasse !